Après la méthode Delavier 1 et 2, Frédéric Delavier et Michael Gundill s’associe avec Jean-Pierre Clémenceau pour nous proposer un nouvel ouvrage : le Guide du stretching, un livre destiné à nous présenter des exercices et des programmes d’étirements.

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Contrairement à ce que certains auraient pu penser, il ne s’agit pas d’une suite de la méthode Delavier, ni de livres d’étirements dédiés à la musculation. Ce livre parle d’étirements au sens large, que l’on pratique la musculation, un autre sport, ou même que l’on soit tout simplement sédentaire et qu’on souhaite conserver sa souplesse ou l’améliorer.

 

À propos de l’auteur

Frédéric Delavier et Michael Gundill se sont cette fois associés à Jean-Pierre Clémenceau, un préparateur physique qui entraîne notamment de nombreuses stars, françaises et internationales. Sa méthode est notamment basée sur le positionnement et la respiration, qui permet d’affiner et de tonifier sa silhouette en quelques semaines.

 

De quoi parle ce livre ?

La souplesse représente un facteur important de la forme physique. Dans ce livre, vous trouverez : Des explications détaillées et documentées sur les bienfaits du stretching et la meilleure façon de le pratiquer, ainsi que sur les moyens d’apprendre à optimiser sa respiration ; De nombreux pas à pas pour réaliser plus de 130 exercices, accompagnés de photographies en couleurs et de dessins anatomiques explicatifs ; Des conseils clairs et précis pour élaborer vous-même un programme d’entraînement personnalisé, en fonction de votre emploi du temps et de votre niveau, et, pour les sportifs, en fonction du sport que vous pratiquez. Grâce à son approche anatomique illustrée unique, que vous soyez débutant ou confirmé, ce guide vous accompagnera dans votre découverte du stretching et votre progression.

 

 

À qui s’adresse ce livre ?

Ce livre s’adresse à un public bien plus large que juste les pratiquants de musculation puisqu’il vise tous les sportifs en général, et toutes les personnes qui souhaitent savoir s’étirer correctement. Ce livre parle d’étirements au sens large, que l’on pratique la musculation, un autre sport, ou même que l’on soit tout simplement sédentaire et qu’on souhaite conserver sa souplesse ou l’améliorer.

Autres infos à propos de ce livre

Retrouvez l’interview accordée à All-musculation par Michael Gundill en novembre 2010 à propos de son livre « Guide du stretching ».

All-musculation :
Quel est le but de ce Guide du stretching, à qui s’adresse-t-il ? On présume qu’il vise un public plus large que les seuls pratiquants de musculation ?

Michael Gundill :
Oui, ce livre s’adresse même en fait assez peu aux pratiquants de musculation mais plutôt à tous les sportifs en général et à tous ceux qui souhaitent s’étirer. Donc, ça concerne un très grand nombre de personnes.

Ce sont les sportifs, et non sportifs, mais aussi à tous ceux qui veulent faire du « fitness », mais ce n’est pas une suite de la méthode delavier 2 dédiée aux étirements pour les culturistes, contrairement à ce que beaucoup de gens pensaient au départ. Il y a bien un programme d’étirements pour les culturistes, mais ce n’est qu’une infime partie du livre.

 

All-musculation :
Pour ce livre, nous découvrons un 3° auteur : Jean-Pierre Clémenceau. Pouvez-vous nous le présenter et nous en dire plus sur cette association ?

Michael Gundill :
En fait Frédéric Delavier avait déjà travaillé avec Jean-Pierre Clémenceau, sur le livre nommé Fitness. Et donc, suite à ce premier ouvrage, ils voulaient faire un livre sur les étirements ensemble.
Le Guide du stretching est un livre qui a deux ans de retard, que Frédéric et Jean-Pierre avaient dans les cartons, mais aucun des deux n’était motivé pour le finaliser. Du coup, Frédéric m’a dit qu’il m’intégrait dedans pour relancer cette idée et finaliser ce livre d’étirements. Du coup, je l’ai finalisé assez vite. C’est donc pour cela que nous sommes au final trois auteurs sur ce livre.

Jean-Pierre, c’est l’expert en étirement. C’est lui qui a fait notamment la première partie du livre : « Le stretching, mode d’emploi », mais aussi certains programmes et certains exercices. Sachant qu’il a déjà écrit un grand nombre de livres, et est aussi préparateur physique.

 

All-musculation :
Au début du Guide du stretching, on découvre une partie destinée à expliquer à quoi servent les étirements, et les bienfaits de ce type d’exercice pour les sportifs. Vous avez l’impression que les gens connaissent mal les étirements, et ne les utilisent pas assez ?

Michael Gundill :
Oui, cette partie, c’est moi qui l’ai rédigé dans le Guide du stretching. Car il y a plusieurs choses importantes à savoir sur les étirements. Car quand la plupart des gens pensent à étirements, ils pensent directement à souplesse, et cherchent à être super souple, à réussir à faire le grand écart, etc. Alors que mélanger tout cela est complètement faux :
– On peut s’étirer et ne pas être souple
– Être souple mais ne pas être capable de faire le grand écart (comme on l’explique dans le livre, le grand écart est surtout une question de morphologie : il y a des gens qui n’ont pas la configuration osseuse pour faire le grand écart, donc si ils insistent, ils vont se faire mal aux hanches.)

Donc, tout cela n’a rien à voir : il faut s’étirer pas forcément pour chercher la souplesse à tout prix, mais simplement une meilleure performance dans son sport. La finalité de l’étirement n’est donc pas forcément la recherche de la souplesse !

 

 

All-musculation :
Pour vous, quel est l’intérêt principal des étirements pour un sportif ? Et pour un sédentaire ?

Michael Gundill :
Pour un sportif, cela peut être la prévention des blessures, mais attention car un sportif trop souple par rapport aux contraintes particulières qui lui sont imposées dans son sport peut aussi se blesser à cause d’une trop grande souplesse. C’est le cas en particulier pour les sports de force dans lesquelles on a besoin d’avoir une articulation qui tient bien en place. Si tu es trop souple, ton articulation va prendre du jeu, et donc là tu peux te blesser.

Ensuite il y a des sports, comme la course à pied, où on a besoin d’une certaine souplesse ici par exemple sur la cheville. Si tu te tords la cheville et que tu n’es pas assez souples tu te foules le pied, donc il faut que la cheville reste assez stable, mais que le muscle soit assez souple pour que tout ne s’arrache pas quand tu te tords le pied. Donc les étirements, ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Il faut donc juste la souplesse nécessaire par rapport aux sports que l’on pratique. Mais il faut aussi une certaine raideur comme par exemple pour la cheville, comme expliqué juste au-dessus. Car si tu es trop souple et que tu te tords le pied pour un oui ou pour un non, ce n’est pas bon non plus. Mais si ton pied est trop raide, quand tu vas te tordre la cheville tu vas te faire mal. Ce n’est donc pas la recherche de la souplesse, mais d’un équilibre, qui est parfois très difficile à trouver sur les sports. Pour un sédentaire, le but est de garder une amplitude de mouvement. Car avec les années, l’amplitude se réduit peu à peu, et c’est comme cela qu’on finit vieux tout raide et tout voûté. Donc les étirements peuvent aider à lutter contre les désagréments du temps.

C’est donc ça l’intérêt principal pour les non sportifs. De plus, il est à noter que pour des gens qui les pratiquent régulièrement, cela peut être considéré comme un sport, au même titre que la marche : le coeur va travailler, les muscles travaillent, … C’est de la gymnastique douce, mais c’est quand même de la gymnastique.

 

All-musculation :
La plus grosse partie du guide du stretching est consacrée aux exercices d’étirements, avec plus de 130 mouvements, illustrés en photo et via les dessins anatomiques de Frédéric Delavier. Parmi ces étirements, il y en a un certain nombre réalisable avec du matériel. C’est une approche assez original et peu connue. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce point ? L’usage du matériel est-il indispensable pour bien s’étirer ?

Michael Gundill :
Le matériel va surtout aider à tirer un peu plus que tu ne pourrais tirer naturellement. Pour un débutant dans la plupart des cas ce sera inutile, car un débutant va déjà commencer à gagner de l’amplitude avec des étirements vraiment classiques, mais après, pour ceux qui ont vraiment besoin d’amplitude, il va falloir utiliser un peu de matériel.
Ce n’est pas du gros matériel non plus, c’est juste une aide pour aller plus loin dans l’étirement, comme une simple haltère par exemple.

 

All-musculation :
La fin de ce livre présente des programmes d’étirements, pour tous les niveaux. Certains sont pour la muscu, et d’autre pour un sport particulier. Là aussi c’est une approche originale dans le guide du stretching, de proposer des programmes tout prêts. Le but est de faire entrer les étirements dans la séance de musculation, au même titre que les exercices «classiques» ?

Michael Gundill :
Oui, car il faut que les étirements intègrent une certaine logique. Pour « M. tout le monde », il faut que tous les muscles soient étirés.

Comme je le disais tout à l’heure avec le grand écart, ce n’est pas parce que tu arrives à faire le grand écart que tout le corps est forcément souple, et que c’est le seul étirement qu’il faut que tu fasses. Évidemment, tu peux faire le beau devant tous tes copains, mais si ça se trouve tu es tout raide des épaules.

Le but du programme, c’est que tous les muscles soient travaillés et donc étirés. Et ensuite, il y a des programmes spécifiques à chaque sport, pour que ce soient les muscles qui sont les plus utiles dans l’activité sportive qui soient étirés. Toujours avec notre exemple du grand écart, il est clair que pour quelqu’un qui fait du kayak, ce n’est pas très utile de faire le grand écart.

 

 

All-musculation :
Il y a souvent un débat sur les étirements, pour savoir si il vaut mieux les faire avant la séance, après la séance, à froid ou à chaud. Quel est votre point de vue sur ce sujet.

Michael Gundill :
Là, comme bien souvent, ça va surtout dépendre du sport. Dans les sports de force comme la musculation, si tu t’étires pour te chauffer, il ne faut vraiment pas tirer fort, Car sinon tu risques de diminuer ta force. Pareil entre les séries pour la musculation, tu le vois tout de suite quand tu essayes de t’étirer entre deux séries : soit tu regagnes de la force, soit tu en perds. Donc pour les gens qui en perdent, ce n’est pas la peine qu’ils insistent, et pour ceux qui gagnent de la force en s’étirant entre deux séries, c’est bénéfique pour eux, donc qu’ils continuent. C’est paradoxal, mais dans les deux cas on s’explique pourquoi. Par exemple pour un coureur il est bien souvent bénéfique de s’étirer un peu la cheville et ischio-jambiers avant de courir. Mais l’étirement devra être léger.

Dans tous les cas, si tu souhaites t’étirer fort, il est préférable de s’étirer à chaud, donc de préférence après la séance. Attention, car après la musculation, je ne suis pas partisan des étirements à fond. Donc encore une fois, tout dépend du sport pratiqué. Mais après, il faut voir qu’il y a plusieurs objectifs pour les étirements. Ce n’est pas forcément de gagner de la souplesse, ça peut être aussi tout simplement d’améliorer sa récupération entre deux entraînements.

 

All-musculation :
L’étirement d’un muscle antagoniste peut aider entre deux séries non ?

Michael Gundill :
Si par exemple tu fais du développé couché, et qu’entre deux séries tu t’étires ou même que tu travailles un peu le dos, chez certaines personnes, il est possible de gagner en force. Mais chez d’autres, ça va les fatiguer ils ne vont rien gagner du tout.

Donc, c’est à tester. Mais l’avantage c’est que c’est assez simple à tester, car on s’aperçoit tout de suite si ça marche ou non.

Donc on s’oppose à des dogmes qui disent qu’il faut absolument s’étirer entre deux séries. Car il y a des méthodes qui préconisent ça. Mais il y a des gens que ça va fatiguer, qui vont perdre de la force, et ils vont pas comprendre pourquoi ça leur fait ça. Dans ce type de méthode on peut résumer en substance : « si si, il faut absolument s’étirer, si tu perds de la force c’est que tu es un crétin ! ». Donc nous, on s’oppose à ce genre de dogme.

Certaines méthodes (comme par exemple la méthode Dog Crapp) sont aussi partisanes des étirements à fond après la séance de musculation, en utilisant des poids et en tenant les étirements sur une longue durée. Mais sauf que les mecs, comme ils prennent tous des anabolisants, en fait quand tu les vois t’étirer tu rigoles car ils sont tous raides, avec une amplitude minable ! Donc là, c’est sûr qu’ils ne risquent pas de se blesser. Mais pour quelqu’un qui est naturel, et qui voudrait faire la même chose, il y aurait beaucoup plus d’amplitude. Donc là il va se flinguer.

L'avis de FitReview
9
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