Savoir que le produit fini est testé, c’est bien. Mais savoir qu’il l’est à chaque étape pour en garantir une qualité homogène, c’est mieux. C’est l’objectif de la certification GMP.

La certification GMP (« Good Manufacturing Practice » ou en français « bonne pratiques de fabrication ») permet de garantir que les aliments industriels sont fabriqués et livrés dans le respect des règles HACCP. Puisque la méthode HACCP n’est pas une norme, mais un code de bonne conduite, la certification GMP (cGMP) est la certification qui permet de savoir si l’industriel a bien appliqué ou non cette méthode.

Ainsi, conformément aux principes de l’HACCP, tous les maillons de la chaîne de production sont soumis à une analyse des risques. Ces derniers, au niveau de la qualité et la sécurité de la production, doivent être maîtrisés de manière certaine grâce à l’établissement de procédures et d’instructions (la différence entre une méthode et une certification). Le cahier des charges GMP s’applique en priorité aux producteurs d’aliments pour animaux et d’additifs (mélanges et/ou ingrédients), ainsi qu’aux entreprises de négoce et de transport opérant dans ce secteur. Il s’est progressivement élargi à toute l’industrie agro-alimentaire et aux produits pharmaceutiques.

Obtenir la certification GMP implique le respect des directives européennes et nationales, les conditions générales et mesures de maîtrise des risques (notamment identification, traçabilité et modalités de rappel d’un produit défectueux), et enfin sur la fréquence minimale obligatoire des inspections. Le cycle de certification repose sur la méthode d’exécution de la norme ISO 9001: 2008. Cette norme se présente sous forme de parcours de trois ans, avec une étude préalable, des analyses et des inspections régulières (semestrielles ou annuelles), et une inspection de contrôle. Lorsque ce premier cycle est fait, il sera nécessaire, tous les 3 ans, d’effectuer un audit de recertification.

Pour les compléments alimentaires, on se rapproche plus de la certification GMP pharmaceutique. Ici, le GMP peut parfois se présenter sous le sigle BPF, qui n’est que la traduction française de GMP (Bonne Pratiques de fabrication pour Good Manufacturing Practice).

Les BPF portent sur tous les aspects des processus de production et de contrôle :

– Processus de fabrication ciblés et étapes critiques validées
– Locaux, stockage et transport adaptés
– Personnel de production et de contrôle formé et qualifié
– Installations suffisantes et qualifiées
– Des locaux, un stockage et un transport adaptés
– Traçabilité complète d’un produit
– Système d’enregistrement et d’examen des réclamations
– Système d’audit interne permettant la vérification de la mise en application et le monitoring de ces BPF.

Tout ceci est validé par un organisme de contrôle de type Veritas.

Quel intérêt pour le consommateur ?

Cette certification permet au consommateur d’être certain du respect de la méthode HACCP et que ce dernier est vérifié par un organisme indépendant et non par le fabricant en lui-même.

Le principe des BPF est que la qualité est intégrée au produit et non pas simplement testée sur un produit fini. Ainsi, l’assurance de la qualité signifie non seulement que le produit répond aux spécifications définitives, mais aussi qu’il a été obtenu par les mêmes méthodes et dans les mêmes conditions chaque fois qu’il est fabriqué.

Pour aller plus loin

Comprendre les normes, processus qualité et certifications

Normes, processus qualité et certifications HACCP, conformité à l’étiquette, ou encore […]

lire la suite

La démarche HACCP

Lorsque l’on achète de la nourriture, on est tous sensible à la qualité de fabrication, de stockage ou encore aux dates limites d’utilisation[…]

lire la suite

La  norme ISO 22000

ISO 22000 valide au niveau international que tous les maillons de la chaine de production (depuis le produit brut au produit final[…]

lire la suite